Transports collectifs : contrôles au quotidien, notre quotidien contrôlé

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Texte paru dans la brochure Fraude de mieux

Le constat n’est pas récent, les idées et pratiques sécuritaires gagnent et gangrènent la société à tous les niveaux. Il s’avère que les transports collectifs, quels qu’ils soient, représentent un angle d’observation et d’attaque particulièrement évident de cette militarisation de la société. Cette dérive y est reflétée comme dans un miroir grossissant. Comment, dans des lieux aussi confinés et fréquentés que les gares et autres stations de métro, ne pas voir les flics se balader en terrain conquis tandis que les caméras nous observent ? Le développement du tout-répressif n’est rien d’autre à nos yeux qu’une réponse simpliste et ponctuelle à des problèmes de société bien plus profonds engendrés par le capitalisme. A mesure que l’état solde les restes du welfare, il est bien obligé de trouver d’autres biais afin de contenir la colère sociale. Autrement dit, le contrôle social est passé de l’ascendant carotte à l’ascendant bâton… Si auparavant, les faits et actes violents se posaient en tant que problèmes sociaux, aujourd’hui ils ne sont plus abordés qu’en des termes purement sécuritaires.

L’uniforme et la caméra : la partie visible de l’iceberg.

On se sent en sécurité mais on a peur !

Concernant les transports collectifs, la demande de renforcement de la sécurité relève d’un paradoxe. L’exemple de la RATP en est particulièrement révélateur. Il ressort d’une consultation de 1997 que 67% des voyageurs se sentent en sécurité, pourtant 66% d’entre-eux répondent également que la RATP devrait agir en priorité sur la sécurité… (1). Dédoublement de la personnalité, amnésie éclair ? Il semblerait plutôt que le bourrage de crânes concernant « l’insécurité dans les quartiers », les « sauvageons » qui envahissent les beaux quartiers et autres joyeusetés ait bien joué son rôle : alimenter des fantasmes et des peurs en décalage avec la réalité. Pour durcir la sécurité avec l’aval des populations, ou tout du moins leur passivité, il a fallu s’attacher à prouver que les actes violents explosaient d’une manière sans précédent. Les politiques ont en cela été aidés par tout un bataillon d’universitaires, de spécialistes et d’experts en tous genres (2) qui ont contribué à légitimer la thématique sécuritaire. Ils ont permis d’instaurer cette nostalgie du : « c’était mieux avant… » qui justifie les prises de décision les plus réactionnaires. Si c’était mieux avant, c’est une nécessité absolue que de durcir le contrôle social et la répression, logique…

La matraque est en pleine croissance…

Grâce à cette psychose ambiante largement nourrie et entretenue par l’état et les médias, les flics, vigiles et autres sectateurs de vigipirate voient leur nombre constamment progresser. Ainsi, 900 agents RATP sont spécialement affectés à la sacro-sainte sécurité, ils étaient à peine 450 il y a 10 ans. Mais pas besoin de fréquenter les transports parisiens pour constater que la piétaille a pris le contrôle des gares et des arrêts de bus/métro. Police de l’Air et des Frontières, sociétés de vigiles, GPSR (3), vigipirate renforcé (4), la liste est trop longue. Il fut un temps où l’idéologie sécuritaire ne comportait que deux volets : la prévention et la répression. Désormais, nous devons également compter avec la dissuasion. En clair, personne n’a rien à cacher, nous devons tous nous sentir vaguement coupables…

Parallèlement aux régulières augmentations d’effectifs des forces de l’ordre, on assiste à leur redéploiement sur la totalité du territoire. Celui-ci est effectué en fonction des points dits « chauds ». Bien évidemment, les gares, stations de métros, gros arrêts de bus y jouissent d’une place de choix.

Il va également nous falloir compter avec le fait que la toute-puissance du flic et autres ersatz va en s’accroissant constamment. La nouvelle loi temporaire (5) concernant la « Sécurité quotidienne » leur confère des pouvoirs étendus : dès leur titularisation les gardiens de la paix jouiront du statut d’agent de police judiciaire, ils pourront donc constater crimes et délits sur procès-verbal. Aussi, plus besoin de prétextes fallacieux pour ce qui concerne les fouilles au corps : ton ticket ne leur suffira pas, ils tiennent désormais à admirer ton joli grain de beauté sur la fesse ! Les agents de sécurité vont également pouvoir procéder à des fouilles ce qui leurs étaient jusqu’à présent interdits, par ce biais ils deviennent de précieux auxiliaires de la police. En clair, les attentats du 11 septembre 2001 permettent toutes les délires liberticides et ce, sans opposition. Tous les gouvernements européens tiennent à nous faire sentir que nous vivons une période où s’impose un état d’exception. Nous sommes désormais prié(e)s de courber l’échine au nom de la sécurité. Les populations doivent, d’un côté craindre la menace terroriste et de l’autre la répression menée par les états au nom de notre sécurité. Cette nouvelle loi vise ainsi les situations sociales et lieux considérés « à risques » (6) en même temps que la contestation sociale. L’arsenal judiciaire est lui aussi mis au service de la police, les procédures de « traitement en temps réels » des délits et infractions ainsi que les « procédures de comparution immédiate » apportent un poids et un soutien non négligeables au flic de base (7). Evidemment, ce type de procédures est tout à fait adapté au petit gratteur. Dans le métro, à la dixième infraction constatée, le contrevenant encoure six mois de réclusion et 7500 euros d’amende ! Dit de manière « châtiée » cela donne le verbiage suivant : « Toute personne qui aura, de manière habituelle, voyagé dans une voiture sans être munie d’un titre de transport valable sera punie de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. L’habitude est caractérisée dès lors que la personne concernée a fait l’objet, sur une période inférieure ou égale à douze mois, de plus de dix contraventions sanctionnées aux premier et deuxième alinéas de l’article 80-3 du décret n° 730 du 22 mars 1942, qui n’auront pas donné lieu à une transaction en application de l’article 529-3 du Code de procédure pénale » (8). On criminalise la fraude conséquence de la précarité mais aussi les militants impliqués dans les actions de revendication autour de la gratuité des transports (9).

Souriez vous êtes filmés !

Notre tranquillité de bon citoyen est également assurée par la vidéo-surveillance. Surveillés au boulot, dans les grandes surfaces, etc., nous le sommes aussi lorsque nous nous déplaçons : nos déplacements sont quotidiens, nos déplacements sont contrôlés, on contrôle notre quotidien… Le quadrillage tend à être total et le plus fort réside dans le fait que cette forme de contrôle n’est guère contrôlée… Ainsi, l’Etat qui est l’autorité de tutelle de la RATP accorde sans sourciller les autorisations nécessaires à l’installation de caméras, ce sont donc 5 000 caméras qui scrutent les couloirs du métro parisien : Loft story se la joue vraiment petit bras. Fin 1999, « seulement » 20 gares Sncf étaient équipées, toutes les gares parisiennes fin 2000, et plus de 60 autres sont prévues en Ile-de-France d’ici 2005 (10). A cela il faut ajouter l’amélioration constante des capacités techniques du matériel employé, notamment avec l’émergence de nouveaux logiciels capables d’analyser les comportements « déviants ». Il s’agit des Visual surveillance intelligent software (11), avisez-vous de courir où de squatter trop longtemps la même place et vous devenez un suspect ! Pourtant, la panoplie complète de la vidéo-surveillance n’a pas vraiment réussi à faire ses preuves : les délinquants s’adaptent en se repliant vers d’autres lieux (« effet plumeau »), en se protégeant (casques, cagoules…). Aussi, la vidéosurveillance ne pourra en aucun cas dissuader d’actes impulsifs (12). Enfin, tant que l’essentiel est sauf… La vidéo-surveillance reste une source de profits conséquents : 1,2 millions d’euros rien que pour équiper la station Châtelet-les-Halles. Finalement, le plus grave est que les caméras détruisent le lien social, elles tendent à nous déresponsabiliser en cas d’incident, on s’en remet facilement à l’oeil derrière l’oeil : « il a vu, à lui d’agir, il est là pour ça ». Aussi, les caméras ne sont sensées surveiller que les délinquants, vous êtes honnêtes, vous n’avez donc rien à cacher : tous transparents pour être mieux fliqués. Or, on a toujours quelque chose à cacher, des secrets à préserver, des surprises à faire…

La traçabilité contre la maladie du voyageur-fou ?

Les pratiques sécuritaire trouvent également appui sur la volonté de connaissance des « clients » par les entreprises de transports en commun… Celles-ci cherchent à personnaliser leurs services, elles désirent entretenir une relation plus étroite, plus intime avec le client. C’est dans cette optique que la RATP expérimente actuellement le système Navigo. Il s’agit d’une carte à puce individuelle rechargeable ouvrant l’accès aux bus, métro et RER (13). Ce système de « télébilleterie » (14) tendrait, à moyen terme, à supplanter les cartes classiques sur support papier. Il suffira de présenter son badge à un oeil électronique pour que la magie opère et que le portillon s’ouvre. Dans les bus, il ne faudra pas se contenter de montrer la carte au conducteur, il faudra la faire biper à un terminal… Ce système permet une traçabilité très fine des usagers et de leurs habitudes. On nous le présente comme un outil nécessaire afin de « moderniser la tarification en fonction des besoins » (15). Mais, cette soi-disante « rationalisation » des transports s’avérera également précieuse pour la police et la justice qui vont probablement accéder aux fichiers et bases de données stockés par la RATP. Qui a dit qu’on se sentait anonyme dans les transports en commun ?

(il)Logique sécuritaire ?

Ce qui est « drôle » dans toute cette histoire, c’est que l’arsenal sécuritaire justifie lui-même son renforcement. De loin en loin, les médias nous ressortent toujours des chiffres illustrant la montée inexorable de la violence, son « explosion ». Bien souvent, ces chiffres ne sont révélateurs d’aucune réalité si ce n’est celle de l’activité policière… Ainsi, sur le département du Val-de-Marne, les chiffres font état d’une notable augmentation de la délinquance des mineurs. Or, sur le département, c’est près du quart des effectifs policiers qui sont affectés au traitement de ce type de délinquance (16) : ceci explique cela. L’exemple ne concerne pas directement les transports mais y reste tout aussi opérant. Quiconque dispose de deux neurones correctement connectés comprend que plus le filet répressif est imposant, plus ténues sont les chances de passer au travers des mailles. L’équation est basique : plus de sécuritaire = plus de délits traités = un plus grand « besoin » de sécuritaire. En conséquence, bien malin celui qui pourra nous sortir des chiffres défendables à propos de la délinquance et de la violence.

Le sécuritaire une politique de gôche.

On comprend donc aisément que toute la logique sécuritaire qui nous est infligée relève bien plus de vues politiques que d’un constat sociétal. L’Etat s’est désengagé de toute politique économique et sociale, il en résulte que pour garantir un semblant de paix, il lui a été inévitable d’investir à fond le champ sécuritaire et répressif. L’arsenal mis en place dans les transports collectifs n’est qu’une partie d’un ensemble vaste dont la fonction majeure est le contrôle des victimes du capitalisme. N’attendons pas plus de la gôche que de la drôate. Depuis le colloque de Villepinte en 1997, elle assume parfaitement son discours sécuritaire. Elle nous le présente comme une thématique de gauche : « la sécurité est un droit élémentaire. Les classes populaires étant menacées par l’insécurité, lutter en faveur de ce droit relève d’une politique de gauche » (17). C’est beau… L’omniprésence du tout-sécuritaire au sein des transports collectifs contribue lentement, mais sûrement, à nous habituer à la résignation, à ne pas pigner face au recul des libertés individuelles. C’est paraît-il le prix à payer pour la tranquillité…

La non-gratuité au service de L’Apartheid social.

Les flics et bidasses qui errent dans nos gares le regard vide mais la pétoire bien chargée ne sont que la partie visible du contrôle social en action. Il serait naïf de croire qu’en les réduisant à la portion congrue, voire en les supprimant, nous deviendrions tous des allégories vivantes de la liberté… L’éventail des outils de contrôle social est bien plus vaste et bien plus finaud que nos compères précédemment cités.

Le bon et le mauvais voyageur…

Dans notre société marchande aborder la thématique de la gratuité relève du tabou. La « liberté-de-circuler-si-tu-es-solvable » est la seule qui soit acceptable nous serine-t-on. La manière dont nous avons tous très tôt assimilé l’idée que tu es un bon voyageur lorsque tu as payé un bon ticket en bon argent prouve à quel point le contrôle social est incrusté bien profond dans les esprits. La non-gratuité des transports se met au service du contrôle des populations, elle participe au renforcement et à la défense de l’apartheid social.

« Quoi de plus normal que de se faire contrôler lorsque l’on se déplace ? » Quel militant n’a pas entendu cette réflexion lors d’actions en faveur des transports gratuits ? De même, lors d’opérations « portes ouvertes » dans le métro parisien, de nombreux voyageurs persistent à ignorer la « brèche » et continuent donc à se présenter aux portillons… Or, une très large majorité d’entre-eux n’a pas de ticket à composter puisqu’ils disposent d’un abonnement… Ce type de remarques/comportements implique l’acceptation sans questionnement de toute une batterie de contrôles mais également de l’éventail des sanctions et amendes encourues par le fraudeur. Dans l’esprit de beaucoup (trop) d’usagers, il existe une césure entre les voyageurs-payeurs et les voyageurs-fraudeurs : les premiers seraient de bons citoyens et l’on rejetterait alors les autres qui ne seraient, au mieux, que des sous-citoyens. Pousser à fond cette logique revient à dire que le non-paiement du ticket serait une des causes de la rupture du lien social ! Cette thématique a été très largement employée par les entreprises de transports. Depuis plus de deux ans, à Bruxelles, la STIB a lancé une campagne de communication concernant la fraude dont le leitmotiv est le suivant : « Qui s’y frotte s’y pique ». Le Collectif sans-ticket explique que les pratiques de fraude y sont présentées comme « …antisociales ; dangereuses pour les personnes qui auraient payé leur ’droit à la sécurité’ et coûteuses pour la collectivité qui devrait supporter la charge de ces ’parasites’ » (18). On assiste donc à l’établissement d’un grossier lien de causalité entre la fraude et les actes violents qui justifient a priori les mesures extrêmement sévères envers ceux et celles qui ne payent pas leur ticket.

Les transports déjà gratuits pour les plus aisés.

Aujourd’hui se sont les personnes les plus favorisées de notre société qui peuvent se déplacer à leur guise. On remarque même que certains jouissent déjà des transports gratuits sous la forme de véhicules de société, de voyages d’affaires… Aussi, les salariés disposent de leur carte mensuelle à moitié payée par l’employeur. Pour les autres, ce besoin élémentaire se paie et se paie plein-tarif ! Les aberrations de ce type sont légions : à Besançon, les chômeurs bénéficient de la gratuité des transports urbains, pas les Rmistes !

La gratuité contre la violence ?

Dès lors, il ne faut pas s’étonner que la non-gratuité puisse être génératrice de violence puisqu’on cherche à assigner les pauvres à résidence dans les quartiers « sensibles » ! Les « pauvres » ne gênent pas tant qu’ils restent entre-eux et qu’ils ne mettent pas leurs sales pattes dans les centre-villes. C’est cette logique qui mène aux arrêtés anti-mendicité qui ont fait florès il y a quelques années. Plus tu es démuni, plus ton droit à la mobilité se voit restreint… La gratuité se pose donc en terme de justice sociale. Il nous semble qu’elle permettrait une « économie » importante par la baisse des agressions. Les sociétés de transport le reconnaissent elles-mêmes, les agressions découlent fréquemment de la présence d’argent et ce principalement dans les bus… La gratuité contribuerait à faire régresser ces fameux problèmes de violence que jusqu’à présent l’état ne cherche à résoudre que par la répression. En tête des conflits en possible régression, il est plus que probable que l’on trouvera les accrochages usagers/personnel. Un témoignage de salarié des transports rennais suffit à comprendre : « quand les cow-boys débarquent sur une ligne, ils viennent deux ou trois jours par grappes de dix ou quinze, leur comportement – au mieux – indispose les usagers (même en règle), puis ils s’en vont ailleurs. Nous nous restons et les voyageurs nous font la gueule, ils sont plus agressifs avec nous pendant au moins 15 jours » (19).

En fait, la fraude, sa persistance voire son développement constitue un révélateur social. Elle est à considérer en tant qu’acte de légitime défense face à une société où tout se paie surtout l’essentiel. Bien souvent, les fraudeurs n’ont même pas conscience des implications de leur acte, loin d’eux l’idée de faire de la résistance sociale, certains culpabilisent, tous se passeraient bien de cette pratique.

Speaking of freedom in a bourgeois society
one is speaking of private property.

Fucking self-interest.
Speaking of freedom in a bourgeois society
one is speaking of freedom you buy with money.
Fucking self-interest.
Freedom ? You must be joking !
« The joke is on us » / Seein Red

L’idéologie sécuritaire avance sur tous les fronts… La répression progresse à la fois quantitativement et qualitativement (20). Ce constat reflète sans nul doute la crainte de nos dirigeants aimés vis-à-vis des couches de la population qu’il convient de maîtriser que ce soit les sans-papiers, les sans-logis ou les « sauvageons » des quartiers populaires… La non-gratuité permet aisément de traquer les uns (combien de sans-papiers se sont faits coincer dans les transports parce qu’ils ne pouvaient présenter de billets ?) et d’assigner les autres à résidence afin de veiller plus facilement au « maintien de la paix sociale »… Paradoxalement, payer son billet/ticket, ce n’est sûrement pas participer au financement des transports… Le Collectif sans ticket de Marseille estime que la billetterie ne représente qu’un tiers du budget des transports collectifs de la ville (21). Cette somme couvre à peine les frais occasionnés par l’impression des tickets, la mise en place et l’entretien des machines à composter et enfin par les contrôles… On est donc parfaitement en droit de se demander si payer son ticket ce n’est pas payer la personne qui va vérifier si on en possède bien un ! Le refus de la gratuité par les gouvernants ne trouve certainement pas sa justification dans des contraintes économiques mais bel et bien dans une opposition implicite à une société (un peu) moins cloisonnée et (un peu) plus égalitaire.

COCO du Layon

1. REFLEXes, n° 51, mars 1999, RATP la meilleure façon de réprimer, pp. 24-28.
2. Au premier rang de ces spécialistes, on retrouve souvent A. Bauer auteur d’un « Que sais-je ? » sur les violences urbaines ainsi que Sophie Body-Gendrot, une « spécialiste des violences urbaine »… Le premier est PDG d’une entreprise de conseil en « sécurité urbaine », la seconde est sociologue. Sylvie Tissot, Pierre Tévanian, Stop quelle violence ?, éd. L’Esprit Frappeur.
3. Groupe de Protection et de Sécurité. Ces molosses, sous statut de la RATP, sont assermentés et détenteurs du port d’arme. Ils doivent assurer : la sécurité des voyageurs et agents, la protection des biens RATP, le respect de la police des chemins de fer. REFLEXes, n° 51, mars 1999, RATP la meilleure façon de réprimer, pp. 24-28. Il est régulièrement question de supprimer les GPSR afin de les remplacer par une « vraie » police des transports parisiens.
4. Depuis la remise en place de vigipirate renforcé, les mises en centre de rétention ont « progressé » de 30 à 40%…
5. L’application de ces mesures prendrait fin le 31/12/2003, pourtant… »L’histoire juridique et parlementaire de notre pays démontre que l’on ne revient jamais en arrière, en matière d’atteintes aux libertés ». Positions du Syndicat de la Magistrature sur les projets de lois anti-terroristes Jospin-Vaillant, 08/12/01
6. Prostitution, sans-papiers, SDF, raves… / quartiers, gares, aéroports…
7. Voir l’interview de Laurent Bonneli, Questions autour de l’idéologie sécuritaire, No Pasaran, n° 3, nov. 2001, p. 7.))
8. Amendement n° 56, présenté par M. Schosteck au nom de la commission des Lois. Après l’article 24 de la loi du 15 juillet 1845 sur la police des chemins de fer, article 24- 1.
9. Ces derniers seront accusés de « détournement ou interruption de biens et de services publics ».
10. Collectif Souriez vous êtes filmés, Jusqu’où ira Big Brother ?, Le Monde Libertaire, supplément au n° 1248.
11. Idem
12. Collectif Herblinois contre la Vidéosurveillance, La Gauche aime vous surveiller, No Pasaran, n° 79, sept. 2000, pp. 15.
13. Depuis juin 2001, les 40 000 salariés de la RATP ainsi que 10 000 volontaires titulaires d’un abonnement annuel (carte intégrale) sont équipés. Fin 2002, un million de voyageurs seront titulaires de Navigo, puis en 2003 ce sera le tour des deux millions et demi de possesseurs de carte orange mensuelles ou hebdomadaires. Quant aux tickets à l’unité, ils persisteront pour les voyageurs occasionnels. Le Monde, éd. du 08/12/01, Navigo pousse le ticket de métro vers le musée de la RATP, par J.-M. Normand.
14. Déjà en place à Nice, Belfort, Valenciennes.
15. Denis Alapetite (expert en billetique) in Le Monde, éd. du 08/12/01, Navigo pousse le ticket de métro vers le musée de la RATP, par J.-M. Normand.
16. S. Tissot et P. Tévanian , Stop quelle violence ?, éd. L’Esprit Frappeur.
17. Voir « Comment la sécurité est devenue une valeur de gauche », pp. 110, S. Tissot et P. Tévanian, Stop quelle violence ?, éd. L’Esprit Frappeur.
18. Collectif sans-ticket, Le livre-accès, éd. du Cerisier, 2001, pp. 61-69.
19. Interview du groupe FA de Rennes à propos du conflit STAR.
20. Des termes vraiment pas appropriés… La plupart des collectifs transports gratuits estiment que la billetterie ne couvre que de 10 à 35% du coûts des transports collectifs de leur ville.

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